_ A Day To Remember _
Un présent à raconter. Mon âme s'échappe, comme une certaine déchéance. La vie s'acharne. La pluie tombe. La nuque mouillée à force de baisser la tête, je pense. J'avance et ne sens plus mon corps. Il fait froid, mais je ne le sens pas. Je continue jusqu'à ne plus pouvoir. Je ne respire plus. Je ne parle plus. Je n'entend plus. Trainer son squelette dans de mornes endroits me plait. Je ne me soucis guère de ce à quoi je peux ressembler, et alors. On avance on ne sait trop pourquoi, une pulsion qui te fait comprendre que.. c'est comme ça. Regarder le ciel et s'en faire mal aux yeux, cette luminosité fait peur et t'éblouit. Une larme. Un visage sans expression, une bouche lasse de se forcer à faire des smileys. Plus de nerfs. Plus de sang. Ta main agit à ta place, elle se met dans ta poche pour y prendre l'appareil électronique qui s'y trouve. Tu ne sait pas trop pourquoi: tu appelle quelqu'un. Une dernière chance de remonter? On te rappelle mais.. tu ne sait pas. Maquillage effacé et une joie oubliée. Tu te retourne, seule dans ton monde, tu ne voit plus les gens qui t'entoure comme auparavant. Tu regarde vers le bas, comme tu aimerait sauter. Une larme. Tu frissonne. J'ai comme un manque. J'ai comme quelque chose qui ne va pas. Je ne sait pas. Tu ne sait plus. Savoir.. La matinée est déjà bien entamée. Tu regarde les gens avec un appel de tristesse. On me regarde normalement, du moins, pour aujourd'hui. On ne voit pas que tu te sens mal. Un vertige. Tu reste là, sous la pluie. Une larme. Il pleut, ce n'est pas toi. Pas ta faute. Faute de quoi? De temps peut être. Échec général. La pluie s'acharne, aussi. Un dernier regard de tes yeux fatigués, tu porte ton squelette avec tant de mal. J'entends ce son. Étrange. Il pleut toujours, hm, tant mieux après tout, cela effacera cela. Effacer et puis recommencer. Je ne peut plus me retourner. Un froid dans le dos. Une peur. Peur de quoi? De tout peut être. Une larme. Le gout du sang me traverse la bouche. D'un voix ensanglantée tu te dirige. Ton corps est raide. Tu n'arrive plus a le bouger, tu avance et dis.. non il n'y a rien à dire. Tu ne parle pas et regarde ces gens qui t'aime, ou pas. Ils se demandent. Se demandent quoi ? Pourquoi tu es là, peut être. Tu ne comprend plus ce qui se passe autours de toi, tu voit tout défilé comme un train, pressé. Le temps passe. Vite. Une larme. Ta tête tombe, je me relâche. Lâche. Une goutte, puis deux. Une pensée, puis deux. Deux quoi? Deux larmes peut être. Les cernes et le c½ur arrêté, tu te retourne, je veux comprendre! Mais non, je ne comprends pas, je ne comprends plus et je ne comprends.. rien. Une pitié se glisse dans ton regard et tu perd un bout de ta fierté. Exister ? Encore ? Il pleut. Je n'ai pas envie. Envie de quoi ? De.. rien, peut être. Il te reste quelque chose, je crois.. Il me reste cela, je crois. Une larme. Ton nez s'humidifies, tu veux un mouchoir? Non, pas besoin. Le temps passe mais toi, t'as l'impression qu'il s'arrête. Tu te demande. Te demande quoi? Ce que je vais faire peut être. Mais oui, ça va. Cette pluie putain. Tu ne sait pas comment te mettre, avant tu n'avait pas le choix, pourquoi? Oh, l'apparence. Une larme. Puis trois. On veut te parler. Ça me touche, tu sait. Mais tu rigole de moi. Je me fragilise. Encore une larme. Puis un paquet d'autres. Le monde te regarde, le monde s'en fou. Tu comprends que tu n'est pas à ta place. Ou si, enfin, peut être. Encore des larmes. Mais. Il pleut putain. Ton c½ur se serre et tu raconte. Tu raconte quoi? Ça que.. sans importance, peut être. Cinq larmes. Tu ne veux plus être là mais tu veux rester. A quoi bon se retourner l'esprit. On te reproche. Je ne veux pas l'entendre, merci. Fais chier, il pleut. Enfaite, j'aime ça. Un retentissement, tu avance, tu a du mal à porter ton squelette. Tu va voir quelqu'un, quelqu'un vient te voir. Une larme? Peut être. Tu raconte, j'aime pas ça. On te reproche, encore putain. Fermez là. Bande de cons. Une larme? mais non. Peut être. On commence à s'inquiéter pour toi. Oui, je commence à y croire. On me dit que c'est normal. Moi je te dit: va te faire foutre slut. Ce coup là est passé. Une larme.. A quand le prochain. Se rappeler du passé, ne pas vouloir le futur et s'inquiéter du présent. Vivre, après tout. Du courage, j'en ai pas. Aide moi si tu m'aime mais ne me rejette pas. Il pleut. Encore. Une larme. Encore.. Tu ne reconnait plus les visages qui t'observent. Ta voix tremble et s'en va. Pourquoi? Elle a peur elle aussi, peut être. Un jour, je serais ce que je dois devenir. Un jour, mes larmes s'arrêteront. _____________Peut être.
Texte entièrement par moi. Pour tout plagiat je te bouffe. Le cannibalisme me tend les bras tu sait.